Las, amies lectrices, amis lecteurs, ce fut triste année.
Malgré la poésie, rivée au corps. Malgré l’incroyable foisonnement de beauté non vaine, d’intelligence, de bonnes nouvelles (si !), de coquelicots et d’altérité.
Qu’en sera-t-il demain ? Un seul souhait : la paix !
2026 marquera les 40 ans d’existence de cette revue. Le temps d’un retour sur une sacrée aventure. À suivre…
En attendant le numéro 151 qui est chez l’imprimeur, revenons-en au coquelicot.
D’abord tête basse et cou ployé
d’un rayon il s’échauffe s’enhardit
se redresse
voilà que se déplient ses ailes de papillon
se drape de vermillon
le voici luire où l’abeille se mire
le voici porté au pavé des barricades.
Il en appelle au cycle car jamais ne se lasse
durcit son calice devant l’adversité
et remplit l’urne de belles intentions
pour déjouer l’hiver et les temps rudes
et qu’au printemps chantent ses lendemains.
Le coquelicot est un allié fidèle.
Alors amis lecteurs, amies lectrices,
que l’année soit et ne vous déçoive : coquelicots et calicots !